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L’Indice de perception de la corruption 2024: l’Algérie perd deux places

  • cfda47
  • 11 févr.
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 12 févr.


Selon l’Indice de perception de la corruption (IPC) 2024, publié aujourd’hui par Transparency International, les niveaux de corruption restent alarmants de par le monde, et la lutte contre la corruption s’essouffle. Le rapport a mis en évidence de graves niveaux de corruption dans le monde entier, plus de deux tiers des pays obtenant une note inférieure à 50 pour 100. La moyenne mondiale de l’Indice reste de 43, ce qui montre à quel point il est urgent de prendre des mesures pour lutter contre la corruption. Il s’agit d’une véritable mise en garde.



Chaque année, l'ONG Transparency International évalue le niveau de corruption perçu dans le secteur public au sein de 180 pays et territoires, sur une échelle de zéro (fortement corrompu) à 100 (très vertueux). En 2024, comme le montre le plus récent rapport, plus de deux tiers des pays étudiés ont obtenu un score inférieur à 50 et la note moyenne n'était que de 43; 47 des 180 pays étudiés ont également vu leur score chuter entre 2012 et 2024, des résultats qui mettent en évidence que la corruption reste un problème endémique dans le monde.


L’IPC classe 180 pays et territoires en fonction de la perception du niveau de corruption au sein de leur secteur public sur une échelle de zéro (forte corruption) à 100 (aucune corruption). Près de 6,8 milliards de personnes vivent dans des pays dont l’IPC est inférieur à 50. Cela équivaut à 85 % de la population mondiale de 8 milliards d’habitants. Le Danemark obtient le score le plus élevé de l’Indice (90) pour la septième année consécutive. Il est suivi de près par la Finlande (88) et Singapour (84).


Les pays dont les scores sont les plus bas sont pour la plupart des pays fragiles et touchés par des conflits comme le Soudan du Sud (8), la Somalie (9), le Venezuela (10), la Syrie (12), la Libye (13), l’Érythrée (13), le Yémen (13) et la Guinée équatoriale (13).


Plus d’un quart des pays de l’échantillon (47) ont obtenu leur score le plus bas à ce jour : l’Autriche (67), le Bangladesh (23), le Brésil (34), Cuba (41), les États-Unis (65), la France (67), l’Allemagne (75), Haïti (16), la Hongrie (41), l’Iran (23), le Mexique (26), la Russie (22), le Soudan du Sud (8), la Suisse (81) et le Venezuela (10).


Au cours des cinq dernières années, sept pays ont considérablement amélioré leur score: la Côte d’Ivoire (45), la République dominicaine (36), le Kosovo (44), le Koweït (46), les Maldives (38), la Moldavie (43) et la Zambie (39).


Au cours des cinq dernières années, 13 pays ont vu leur score considérablement baisser. Les pays qui ont perdu le plus de points sont l’Autriche (67), le Belarus (33), la Belgique (69), le Salvador (30), la France (67), le Kirghizistan (25), le Liban (22), le Myanmar (16), le Nicaragua (14), le Royaume-Uni (71), la Russie (22), le Sri Lanka (32) et le Venezuela (10).


Cet indice est construit à partir de plusieurs sondages d'opinion d'experts se prononçant sur leur perception du niveau de corruption dans les secteurs publics d'une centaine de pays. Par cet indice, on peut classer les pays sur une échelle de 0 à 10; 0 indiquant un degré de perception de la corruption élevé et 10 indiquant un degré de corruption perçu comme très faible. Transparency International qui a été créée en 1993 est une organisation non-gouvernementale consacrée à la lutte contre la corruption. Le secrétariat de cette organisation est à Berlin en Allemagne. Elle compte des sections nationales dans plus d'une centaine de pays.


Comme les années précédentes, le classement des pays les moins corrompus est dominé par les pays nordiques, avec le Danemark en tête suivi par la Finlande. Singapour occupe désormais la troisième position, suivi de la Nouvelle Zélande, qui tombe du top 3 pour la première fois depuis 2012, puis du Luxembourg, de la Norvège, ex-aequo avec la Suisse. De l'autre côté de l'échelle, les pays les plus affectés par la corruption restaient le Soudan du Sud, la Somalie et le Venezuela, suivis de la Syrie, du Yémen et de la Lybie.


Sur le plan arabe, les Émirats Arabes Unis ont maintenu leur position de leader avec 68 points, ce qui leur a permis de se classer à la 23e place mondiale. Le Qatar et l’Arabie Saoudite se sont partagés la deuxième position avec 59 points chacun, occupant ainsi la 38e place mondiale. Oman, avec 55 points, a pris la troisième place et se classe 50e mondialement. Viennent ensuite Bahreïn, la Jordanie, le Koweït et la Tunisie. L’Algérie perd deux places durant l'année 2024, et se retrouve à la 107e place parmi 180 pays évalués. Le Maroc a obtenu un score de 37/100, en recul d’une unité par rapport à l’année 2023.


"La corruption est une menace mondiale en constante évolution qui ne se contente pas de saper le développement, loin de là : c’est une cause essentielle du déclin de la démocratie, de l’instabilité et des violations des droits humains. La communauté internationale et chaque nation doivent faire de la lutte contre la corruption une priorité absolue à long terme." François Valérian, président de Transparency International

Yacine. M


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