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Lourde peine de prison pour l'écrivain Boualem Sansal

  • cfda47
  • 27 mars
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 16 heures

Le tribunal de Dar El Beida à Alger a rendu son verdict ce jeudi dans l’affaire de l'écrivain Boualem Sansal, le condamnant à 5 ans de prison et à une amende de 500 000 dinars.

 

Cette sentence intervient à l'issue d'un procès qui s'est tenu le 20 mars dernier, où l'écrivain franco-algérien était poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, à savoir «  atteinte à l'unité nationale » , «  outrage à corps constitué »  et «  détention de vidéos susceptibles de porter atteinte à la sécurité du pays ». Elles découlent principalement de déclarations controversées faites en octobre dans un entretien, où il a repris à son compte la position marocaine selon laquelle le territoire marocain aurait été amputé au profit de l'Algérie durant la période coloniale française.


Lors du procès, Sansal a choisi de prendre lui-même sa défense, adoptant une stratégie singulière. Il a reconnu la plupart des propos qui lui étaient reprochés, tout en contestant leur interprétation juridique. Sa ligne de défense a consisté à affirmer que ses communications relevaient de son droit d'expression en tant que citoyen, sans intention de nuire aux institutions.

 

Interrogé sur un message adressé à un diplomate français évoquant les ressources naturelles et un haut responsable militaire, Sansal a expliqué qu'il exprimait simplement sa satisfaction concernant la situation économique et sécuritaire du pays, niant toute intention malveillante.

 

Le parquet avait initialement requis une peine de 10 ans de prison et un million de dinars d'amende. Le verdict final, bien que sévère, apparaît moins drastique que les réquisitions initiales. L'écrivain conserve la possibilité de faire appel de cette décision devant la Cour d'Alger.


La rédaction

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