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Rencontre autour du livre «Avoir un ami puissant» de Fatma Oussedik

  • cfda47
  • 21 févr. 2024
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 22 févr. 2024

Enquête sur les familles urbaines d’Alger-Oran-Annaba: A l’initiative des « Journées littéraires d’Oran », le théâtre d’Oran a accueilli ce mercredi 21 février une conférence-débat passionnante sur le livre « Avoir un ami puissant », une enquête sociologique de Fatma Oussedik qui explore les liens familiaux dans les villes d’Alger, d’Oran et d’Annaba.


Empêchée de se déplacer pour des raisons imprévues, Fatma Oussedik a néanmoins participé aux débats grâce à la visio-conférence.


Le livre de Fatma Oussedik a suscité l’intérêt du public nombreux qui a assisté à la conférence-débat. Trois intervenants ont exposé leur lecture de cette enquête sociologique sous la modération éclairée de Ahmed Saifi Benziane.


Nabila Moussaoui, enseignante en sciences politiques à l’université d’Oran, a mis en lumière les dimensions sociologiques et anthropologiques de l’ouvrage, en se focalisant sur l’analyse des récits et des relations familiales.


Elle a également abordé le concept du « moi social », qui renvoie à la manière dont un individu se construit et se présente comme membre d’un groupe ou d’une société, en fonction des normes, des valeurs, des attentes et des interactions sociales qui définissent son identité.


Puis c’est au tour de M. Boudjemaa Abdelkader, ancien inspecteur de l’éducation nationale, qui a pris la parole pour livrer sa lecture de « Avoir un ami puissant »1. Il a illustré son propos par plusieurs exemples tirés du livre, qui montrent les situations familiales vécues par les Algériens dans les villes d’Alger, d’Oran et d’Annaba.


Il a également évoqué les dimensions sociologiques, historiques et anthropologiques de l’ouvrage, ainsi que les liens à la terre qui unissent les familles algériennes, confrontées aux expropriations coloniales brutales et violentes décrites par Bourdieu et Abdelmalek  Sayad dans le livre « Le déracinement »2.


Concernant Mme Sekoura Babadji, une enseignante à la retraite, elle a abordé l'œuvre sous un prisme juridique, une perspective forgée par sa propre formation académique.


Originaire de la ville de Sidi Bel-Abbes, elle a tracé un parcours intellectuel qui l'a conduite des bancs de l'université à ceux d'Oran, ville qui a su conquérir son cœur et qui, pour ainsi dire, est devenue son refuge intellectuel et familial, son "ami puissant".


Dans son intervention, elle a évoqué l'expérience singulière de l'Algérie dans le domaine de la nationalisation des terres et de la révolution agraire, offrant ainsi un éclairage intéressant sur les enjeux juridiques et socio-économiques liés à ces thématiques cruciales.


Fatma Oussedik, l’auteure de « Avoir un ami puissant », a clôturé la conférence-débat en intervenant par visioconférence. Elle a présenté brièvement son livre et a répondu aux multiples interrogations et commentaires du public, qui avait suivi avec attention les trois interventions précédentes.


En conclusion, la conférence-débat organisée par les "Journées littéraires d'Oran" fut une intéressante réflexion autour de l'œuvre captivante de Fatma Oussedik. Malgré les aléas du destin qui ont empêché la présence physique de l'auteure, son esprit fut bien présent, transcendant les frontières grâce à la visio-conférence.

 

1-      « Avoir un ami puissant » Fatma Oussedik. Edition Koukou 2022

2-      Le déracinement. Pierre Bourdieu et Abdelmalek Sayad. Edition de Minuit 1964



Yacine M

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